Face à la montée de l’individualisme et au délitement des liens sociaux traditionnels, c’est autour de l’idée de Nation que les Français pourront se retrouver et se projeter positivement dans l’avenir. Ne dit-on pas qu’il faut s’aimer soi-même pour aimer les autres ? C’est par la France que les Français peuvent prendre leur avenir en main et changer leur destinée. C’est aussi l’école de la République qui permettra à chacun de devenir un citoyen capable, par l’effort et le travail, de trouver des opportunités pour s’insérer dans la société. Enfin, c’est la République qui doit assurer la sécurité de ses citoyens, mis à mal par quinze années de progression constante des violences aux personnes.

A - Rassembler la Nation

L’idéal de la République, c’est d’abord une société où chacun se sent dépositaire du destin commun national. Ce sont les Institutions qui permettent au peuple de s’exprimer et de voir sa volonté traduite au niveau du gouvernement. Mais l’esprit de la Cinquième République a été trahi par ses successeurs, notamment avec la forfaiture du traité de Lisbonne. C’est aussi une société qui partage des valeurs fortes, de liberté, d’égalité et de fraternité sans faire le moindre compromis avec la tentation communautariste, totalement étrangère à la tradition Française.

1/ Pour une République plus démocratique

  • Reconnaître le vote blanc et rendre le vote obligatoire
  • Rendre obligatoire le référendum pour ratifier tout nouveau traité européen
  • Rendre obligatoire le référendum pour ratifier toute nouvelle modification de la constitution
  • Rendre obligatoire le vote du Parlement ou un référendum pour toute nouvelle privatisation ou cession importante d’actifs nationaux
  • Faciliter le référendum d’initiative populaire en abaissant le seuil à 2 millions de signatures
  • Redonner un souffle à la démocratie parlementaire par l’accroissement des facultés d’expertises et d’enquête du Parlement (possibilité de créer une commission d’enquête sans autorisation de la majorité, renforcement des moyens d’expertise des députés et sénateurs)
  • Renforcer strictement le contrôle du Parlement sur l’exécutif pour les négociations communautaires (création d’un mandat de négociation, inscrit dans l’article 88-4 de la Constitution) et en interdisant les ordonnances pour la transposition du droit communautaire
  • Annuler les dispositions de la réforme constitutionnelle de 2008 qui tend à transformer le Conseil Constitutionnel en Cour suprême

2/ Clarifier la décentralisation et les libertés locales

  • Maintenir la commune comme cellule démocratique de base de l’organisation du territoire avec une garantie de son autonomie financière
  • Créer un statut de l’élu (droit à la retraite, bilan de compétences, valorisation des acquis) favorisant le renouvellement et la recomposition de la classe politique et revaloriser le traitement des Maires, dont les responsabilités et la charge de travail sont sans commune mesure avec le montant de leur indemnité
  • Affirmer le rôle central du département en annulant la réforme gouvernementale sur les conseillers territoriaux. Les conseils généraux jouant un rôle déterminant dans le maillage du territoire et leur représentation, la décentralisation doit se réorganiser autour des départements. L’assemblée régionale ne serait que l’émanation des conseils généraux. La réaffirmation du département limiterait les politiques régionales visant à favoriser les identités provinciales trop exacerbées
  • Supprimer le nouveau statut de métropole qui vide de leur sens les conseils généraux des départements où sont situées ces grandes villes
  • Mettre en œuvre une véritable péréquation financière entre collectivités locales
  • Créer un Ministère de l’Aménagement du Territoire regroupant les compétences et les attributions du logement, de la ville, des transports, de l’équipement et du tourisme
  • Limiter le cumul des mandats à deux : un mandat national et un mandat local. Interdire, en revanche, à un ministre d’exercer un mandat électif et à celui-ci de retrouver son poste de parlementaire à la sortie du gouvernement
  • Accroître la durée d’inéligibilité des élus coupables de délit de corruption dans l’exercice de leur mandat

3/ Renforcer la cohésion nationale

  • Créer un service civique obligatoire et universel de trois mois (qui pourrait fournir une aide pour les associations).
  • Réaffirmer la laïcité républicaine et revenir à la situation apaisée du statut quo de 1905 tout en condamnant et en agissant fermement contre l’intégrisme religieux et les communautarismes (rejet du voile intégral entre autres)
  • Promouvoir l’égalité hommes-femmes en refusant toute remise en cause (économique ou religieuse) de ce principe fondamental de la République, en favorisant l’autonomie économique des femmes et en luttant fermement contre les violences conjugales
  • Interdire l’utilisation de mannequins trop maigres qui donnent une représentation malsaine de la femme et qui représentent une incitation à l’anorexie, comme cela a été fait en Espagne
  • Accélérer l’effort réalisé pour l’intégration de tous les handicapés dans la société et faire de la France un pays modèle dans le monde (création de centres relais, développement du braille, de la langue des signes, intégration dans les écoles et dans le monde du travail…)
  • Revaloriser le métier des auxiliaires de vie qui aident les familles dont un des membres est atteint d’une maladie dégénérative type Alzheimer ainsi que les enfants handicapés de manière à ce qu’ils puissent suivre une scolarité la plus normale possible
  • Imposer à l’Etat, aux agents des services publics et à leurs usagers la neutralité absolue vis-à-vis de toutes les religions. Interdire toute subvention publique à un culte, y compris de la part des collectivités locales

4/ Réguler l’immigration

  • Réduire de 50% le nombre d’immigrants (hors étudiants) – regroupement familial, travail, droit d’asile- pour le prochain mandat pour tenir compte d’un climat économique plus difficile pour l’intégration du fait de la persistance d’un chômage de masse et faciliter l’intégration des immigrés déjà présents sur le sol français.
  • Relancer et intensifier l’aide au développement en faveur des pays d’émigration, notamment africains (exception agricole à l’OMC, investissement direct, échanges universitaires et hospitaliers)
  • Solenniser l’acquisition de la nationalité comme l’obtention des titres de séjour en conditionnant leur validité au respect des principes républicains (scolarisation des enfants, interdiction de la polygamie, apprentissage de la langue française, laïcité,…)
  • Dénoncer les accords de Schengen pour rétablir le contrôle à nos frontières
  • Renforcer la lutte contre le travail clandestin en durcissant les peines des employeurs en renforçant les contrôles et les moyens offerts aux organismes qui en ont la charge
  • Ne pas donner de droits à régularisation en fonction de la durée de clandestinité
  • Allonger à cinq ans la période ouvrant l’acquisition de la nationalité française par mariage pour lutter contre les mariages blancs
  • Lier l’aide au développement aux pays d’émigration à leur bonne volonté dans la maîtrise de leurs flux migratoires, l’admission sur leur territoire de leurs ressortissants émigrés clandestinement et le remboursement des frais de santé occasionnés par ceux-ci dans les pays d’accueil (lesquels devraient, en France, être strictement encadrés par la distribution de bons délivrés par les mairies sous condition de résidence).

B - Reconstruire l’école

L’école de la République doit être une des priorités majeures des prochains gouvernements. L’école est le premier contact des futurs citoyens avec la société, les droits qu’elle donne, mais aussi les devoirs qui vont avec. Elle demeure le lieu privilégié de l’émancipation à condition de bien réaliser ses missions premières, à savoir l’apprentissage des savoirs fondamentaux, la lecture, l’écriture, et le calcul. Elle doit être le premier vecteur de l’ascenseur social.

L’école souffre aujourd’hui de trois carences majeures auxquelles il faut s’attaquer :

  • Les conditions de travail : les professeurs souffrent d’un climat de plus en plus difficile pour enseigner, et d’une reconnaissance insuffisante de leur investissement et des difficultés qu’ils peuvent rencontrer
  • un manque d’incitation au travail des élèves conjugué à une mauvaise orientation qui aboutit à un malaise des élèves
  • une vraie carence dans l’enseignement des fondamentaux au primaire et une mauvaise articulation entre les études secondaires et les études supérieures

Notre objectif est de réaffirmer le principe d’une école publique, laïque et obligatoire, fondée sur l’effort et le mérite et changer le nom du ministère qui redeviendrait le ministère de l’Instruction publique.

1/ Recréer de bonnes conditions de travail

L’éducation, c’est un professeur qui dispense avec autorité et respect son savoir à une classe et des élèves qui veulent apprendre et progresser. Créer un lien fort dans la classe est un préalable à tout.

Remotiver les enseignants

  • Revenir sur la réforme du gouvernement qui a augmenté de 9 à 18 heures les cours pour les stagiaires de première année, de manière à leur donner le temps de se former et de préparer leur cours au lieu d’un temps plein qui compromet la formation
  • Faciliter les heures supplémentaires pour ceux qui souhaitent faire du soutien scolaire (pouvant être mis sur un compte pour un départ à la retraite anticipée)
  • Davantage différencier le traitement des enseignants en fonction des établissements où ils enseignent (établissements pour élèves difficiles, ZEP), des classes (année de diplôme ou pas), voire même en fonction de leur affectation géographique
  • Mettre fin à la règle de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour permettre de recruter plus d’enseignants là où il y en a besoin (par exemple du CP au CE2 pour assurer un meilleur apprentissage des fondamentaux)
  • Mettre en place un moratoire sur les fermetures d’écoles en milieu rural
  • Mettre en place des programmes de réorientation des enseignants qui souhaitent changer d’administration pour favoriser la reconversion des enseignants démotivés

Restaurer l’autorité dans l’éducation

  • Restaurer le vouvoiement obligatoire au secondaire
  • Donner le pouvoir à tout professeur de convoquer un conseil de discipline sans avoir besoin de l’aval de l’administration (et donc abroger la circulaire Lang sur les conseils de discipline) ; idem pour les sanctions de type colle
  • Affirmer l’autorité du conseil de classe pour les décisions de passage ou d’orientation des élèves en limitant les possibilités d’appel et en incluant toujours dans les cours d’appel au moins un professeur du conseil de classe qui a pris la décision, qui disposera d’un droit de veto final sur la décision
  • Créer des établissements pour élèves difficiles, avec des conditions disciplinaires plus dures, uniformes et encadrement de type militaire, afin de désengorger les établissements scolaires des éléments les plus perturbateurs et rééduquer ces jeunes. Les élèves renvoyés de leur établissement y seront affectés automatiquement s’ils ne parviennent pas à trouver un autre établissement généraliste.
  • Etablir un barème des sanctions minimales que les conseils de discipline devraient exécuter de manière à s’assurer que les fautes sont suffisamment sanctionnées dans l’ensemble des établissements
  • Introduire un module pendant la formation des professeurs visant à les préparer à l’autorité, notamment en déculpabilisant son usage et en montrant que l’autorité garantit l’intérêt général

Réhabiliter l’effort et le mérite

  • Restaurer la possibilité de redoubler dans toutes les classes, à commencer par le CP pour assurer l’apprentissage des fondamentaux et permettre une sanction en cas d’absence de travail et améliorer le niveau en terminale et consolider les bases
  • Réorienter les instructions des inspecteurs pour les corrections du bac, en faveur de barèmes plus fermes au lieu d’abaisser toujours plus le niveau pour augmenter un taux de réussite de plus en plus illusoire
  • Renforcer les dispositifs d’orientation (pour les élèves et les parents), notamment au collège (dès la 6ème) pour éviter la concentration des élèves dans la filière générale et la section S en particulier. Faire un effort particulier dans les ZEP pour encourager l’ambition des élèves issus de milieux modestes.
  • Recruter des personnels non enseignant (infirmiers, conseillers) pour épauler les professeurs dans le maintien de la discipline et l’accompagnement médico-social des élèves
  • Conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire et sensibiliser les familles aux obligations de leur enfant en milieu scolaire lors d’une formation en début d’anné

2/ Améliorer les résultats des différentes filières

Redonner à l’école primaire la capacité d’enseigner les fondamentaux

  • Augmenter le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire (de 10 à 16, comme en 1969)
  • Rétablir la méthode analytique d’apprentissage du français et encourager les exercices de mémorisation, les dictées, l’apprentissage des tables de multiplication, de la grammaire, etc. Interdiction formelle de toute utilisation de la méthode globale.
  • Réduire le nombre d’élèves par classe en CP, ainsi qu’en CE1 et CE2 de manière à faciliter l’apprentissage des fondamentaux dès le début et limiter au maximum toute prise de retard à ce moment crucial
  • Revenir à la semaine de quatre jours et demi dans le primaire (et placer les deux heures par semaine pour des cours de soutien pour les élèves en difficulté le 5ème jour) et conserver les grandes vacances d’été. Revenir sur la réforme Châtel qui entend instaurer un modèle anglo-saxon (études le matin, sport l’après-midi)
  • Supprimer le module « Langues et culture d’origine » à remplacer par des cours de français intensifs

Secondaire

  • Revaloriser et développer l’enseignement technique et professionnel et en permettre l’accès dès la classe de 4ème
  • Réformer le CAPES pour renforcer le contenu scientifique et limiter les effets du pédagogisme. Restaurer le CAPES de Latin et Grec ancien.
  • Rétablir l’histoire-géographie comme matière obligatoire dans la section scientifique en terminale et garantir le maintien de l’enseignement des lettres classiques en préservant le CAPES de lettres classiques et en revalorisant la section littéraire (accent mis sur les humanités, renforcement des mathématiques spécialisées, langues, droit) désormais séparée de la section artistique
  • Mettre en place des mécanismes pour mettre fin à la tyrannie de la section S où tous les élèves souhaitent aller, même s’ils sont littéraires et favoriser les élèves issus des filières idoines pour les études supérieures (L pour le droit ou le journalisme, ES pour les écoles de commerce ou les études de gestion), tout en conservant des passerelles
  • Supprimer les modules inutiles (IDD, TPE, ECJS…) dont le développement aboutit toujours à un affaiblissement des matières fondamentales (Français, Mathématiques, Histoire Géographie, langues étrangères)

Enseignement supérieur

  • Poursuivre l’effort budgétaire en faveur de l’éducation supérieure et atteindre 2% du PIB alloué à l’enseignement supérieur / recherche d’ici à 2017 pour rattraper le retard de la France dans ce domaine et assurer, entre autres, une rénovation des locaux
  • Instaurer une vraie sélection (numerus clausus) à l’entrée des universités pour les filières qui présentent des problèmes de débouchés (et uniquement pour celles-là) pour assurer une meilleure répartition des élèves
  • Mettre fin à la dérive de l’augmentation des frais de scolarité annexes et réaffirmer le principe d’un accès gratuit à l’enseignement supérieur ainsi que la gratuité des concours
  • Limiter le nombre de redoublements autorisés par filière et par année universitaire afin que des étudiants évitent de persévérer dans l’échec
  • Refuser tout quota dans les grandes écoles sous peine de créer des étudiants de seconde catégorie (même examen pour tous), mais permettre aux étudiants les plus modestes d’y accéder par des quotas dans les classes préparatoires, y compris les meilleures
  • Une partie du plan campus doit être plus précisément allouée à la création et à la rénovation de logements étudiants. Il faut créer 200 000 places de logement, soit un effort de 40 000 places par an pendant 5 ans

C - Garantir l’ordre public

Malgré les discours du gouvernement actuel, l’insécurité continue à progresser année après année. D’ailleurs, même les statistiques du Ministère de l’Intérieur montrent que les violences aux personnes sont passées de 390 000 à 460 000, entre 2004 et 2009. La baisse globale ne s’explique que par la chute du nombre des atteintes aux biens, liée pour une bonne partie aux progrès technologiques dans l’équipement des voitures et des logements. En réalité, les citoyens souffrent d’une montée constante et inacceptable de l’insécurité depuis près de quinze ans.

  • Revenir sur la loi des « deux ans » de février 2009 qui exonère d’application les condamnés à des peines de moins de 2 ans et rétablir le fonctionnement de la chaine pénale.
  • Mobiliser enfin les services financiers de l’Etat contre les trafiquants qui recyclent l’argent de la drogue et contre les délinquants en col blanc
  • Supprimer les remises de peine automatiques pour que les délinquants, comme en Allemagne, se voient appliquer au moins les deux tiers de la peine prononcée.
  • Restaurer la double peine pour les étrangers condamnés à de la prison pour les délits graves
  • Engager la construction de 20 000 places de prison en utilisant, pour gagner du temps, les casernes désaffectées de manière à garantir des conditions d’incarcération décentes et de permettre d’appliquer les condamnations (la France n’a que 63 000 places de prison contre 85 000 pour la Grande Bretagne)
  • Recruter 10 000 personnes pour remplacer intégralement ceux qui sont parties en retraite et n’ont pas été remplacées dans la police et la gendarmerie
  • Réformer la prison pour favoriser la réinsertion des prisonniers, car la pure privation de liberté dans des geôles sordides n’est sans doute pas le meilleur moyen d’éviter la récidive. Il faudrait, outre un vrai support psychologique rapprocher les conditions de vie de celle de la société (privation de la liberté à part), pour réapprendre les responsabilités, notamment à travers le travail, pour favoriser la réinsertion
  • Aller vers la Tolérance Zéro et véritablement punir toutes les petites incivilités pour freiner les actes plus graves.
  • Prendre en compte la dangerosité des criminels (et instaurer une véritable perpétuité pour certains criminels) : il est inacceptable que la société laisse en circulation des multirécidivistes qui mettent en danger la vie d’innocents
  • Faire de la lutte contre la toxicomanie une priorité en s’attaquant aux trafiquants et en refusant la dépénalisation qui banalise l’usage de la drogue
  • Rétablir l’autorité à l’école (le premier visage de l’Etat et la Nation pour les futurs citoyens), en punissant beaucoup plus sévèrement les incivilités et en envoyant dans des établissements spécialisés avec un encadrement de type militaire les élèves les plus turbulents. Les caïds de la rue sont trop souvent les anciens caïds de la cour de récréation, qui n’ont jamais été vraiment sanctionnés

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