Grèce

Voyage au cœur d’une Grèce en proie au chaos

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Écran noir sur la Grèce

C'est une image qui restera dans les mémoires. Hier les télévisions et radios publiques grecques ont cessé d'émettre. En quelques heures le gouvernement a décidé de fermer son audiovisuel public et à la surprise générale les Grecs n'ont eu pour image sur leur téléviseur qu'un écran noir, comme son sur leur radio qu'un long silence.

Hollande en Grèce : Retour vers le futur

La DeLorean du film des années 80 n'est pas le seul moyen de faire un retour vers le futur. Parfois il suffit juste de prendre l'avion pour aller en Grèce. C'est ce que fait aujourd'hui François Hollande. En se rendant dans le pays martyr des turpitudes du FMI et de la Commission de Bruxelles, il découvre un pays s'infligeant les mêmes remèdes de savant fou que ceux qu'il est en train d'imposer à la France.

Grèce : un crime se commet sous nos yeux

L’agence de statistique de la Grèce vient de publier ses dernières données (Grèce PIB trimestriel), et elles s’inscrivent en faux par rapport aux « observateurs » qui croyaient en une amélioration de la situation dans ce malheureux pays. En fait, l’économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.

 Graphique 1

 

Souces : HELLSTAT

La rapidité de cet effondrement est due à plusieurs facteurs. Il y a en premier lieu les politiques d’austérité qui sont imposées à la Grèce par l’Union Européenne via la Troïka, soit le FMI, la BCE et l’UE. De ce point de vue, le gouvernement français, qui a accepté de s’aligner sur les diktats de ladite Troïka, porte une responsabilité incontestable dans l’évolution catastrophique de la situation économique grecque. En second lieu, la contraction du crédit et le développement de l’économie de troc qui en découle aboutissent à une accélération du processus d’effondrement. Des pans entiers de l’économie grecque sont à l’arrêt non parce qu’ils n’ont pas de clients (en particulier à l’export) mais parce qu’ils ne peuvent plus financer le cycle de production. Dans le même temps, d’autres secteurs sortent ainsi de l’économie officielle du fait du développement du troc. En fait, on peut considérer qu’un tiers de la population ne survit que par le troc ou des systèmes de paiements locaux. Cela signifie qu’une partie de la Grèce est – dans les faits – sortie de la zone Euro. Ce phénomène semble être en train de s’accélérer. Il devrait provoquer à relativement court terme un effondrement des ressources fiscales, qui sont bien entendu payées en euros. La sortie de jure de la zone Euro viendra couronner ce processus de facto, que cela plaise ou non à M. Samaras, le Premier Ministre grec qui est de fait connivent à l’étranglement de son pays, ou non.

La consommation s’est contractée de manière très forte, ce que révèle un document du service statistique grec (Grèce commerce de détail). C’est là que l’on mesure la réalité de la catastrophe sociale qui se déroule dans ce pays. Par rapport au niveau de 2005, le niveau des ventes de détail a baissé de 24%, et de 15% pour la production alimentaire. Si l’on peut espérer que cette baisse est en partie compensée par le développement des réseaux de troc pour l’alimentation et la consommation courante, il ne peut en être ainsi pour certaines consommations, comme celles des services publics (éducation, santé).

Tableau 1

Évolution de la consommation de détail en prix constants (100 = 2005)

Sources : HELLSTAT

Au-delà de la catastrophe économique et sociale, c’est donc à une catastrophe humaine que nous assistons. Un crime se commet sous nos yeux. Un crime que nos gouvernants avaient – et ont toujours – les moyens d’éviter. Mais ils se refusent à l’idée d’un défaut, pourtant inévitable, de la Grèce, et ne cessent d’exiger toujours plus de sacrifices à une population qui est aujourd’hui à bout de forces.

Gageons que Monsieur le Président de la République, digne représentant du socialisme compassionnel, aura une larme pour les pauvres grecs. Une larme, mais pas plus…

 

Jacques Sapir
Economiste

Nicolas Dupont-Aignan en déplacement en Grèce

En déplacement en Grèce ces derniers jours, Nicolas Dupont-Aignan, député et président du parti Debout la République, a rencontré plusieurs responsables politiques, économiques et associatifs. Après avoir été le seul député français à s'être rendu à Athènes en juin 2011 au plus fort des manifestations contre la "Troïka", il est revenu pour apporter son soutien et celui des patriotes français au peuple grec.

Il a clôturé sa visite par une rencontre avec Panos Kammenos, le Président des Grecs Indépendants. Ce parti, créé en mars 2012 et en scission avec le parti majoritaire de la droite "Nouvelle démocratie" a réalisé près de 10% des suffrages aux élections de mai dernier et compte 20 députés au Parlement grec. Il est décrit par tous les observateurs comme la formation grecque la plus novatrice. Debout la République et les Grecs Indépendants partagent une même conception de la nation et de l'Europe. A l'heure où l'Europe fonce dans le mur à cause de l'incompétence et de l'obscurantisme de ses dirigeants, ces deux formations prônent une nouvelle Europe basée sur le respect des peuples et des nations.


 

 

Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan à l'issue de son déplacement en Grèce :

Près d'un an après ma précédente visite au peuple grec en juin 2011, j'ai vu un pays meurtri par la politique d'austérité aveugle imposée par la "Troïka". Loin de s'être arrangée, la situation a empiré. Malgré le courage des Grecs qui ne cèdent rien face à l'adversité, la politique suicidaire imposée par l'Union européenne et la collaboration servile du gouvernement grec ont mené la Grèce dans une impasse économique et sociale. L'argent des contribuables français n'a servi à rien. Ces milliards d'euros censés aider nos amis grecs ont en fait servi à renflouer les banques et à garantir les prêts des institutions financières sur les marchés.

Cette situation n'a que trop duré. Des technocrates non-élus à la Commission de Bruxelles et la Banque centrale européenne, ont confisqué la belle idée européenne. Au lieu de poursuivre l'idéal de paix, ils ont fait de l'Europe le cheval de Troie de la mondialisation la plus inhumaine, inégalitaire et liberticide. A l'heure où l'Union européenne, et particulièrement la zone euro, s'enfoncent tous les jours un peu plus dans la crise, où le chômage atteint des sommets, où les populations voient leurs niveaux de vie régresser, où les profits des banques passent avant les salaires des citoyens, le temps du sursaut est venu. Nous devons refonder l'Europe pour sortir de la crise et préparer les défis de demain.

Cette refondation de l'Europe passera par une nouvelle génération politique, en rupture avec les partis traditionnels qui sont les responsables du désastre économique et social ; une nouvelle génération politique, responsable et compétente, qui a prévu les écueils sur lesquels nos pays s'abiment aujourd'hui, une génération qui a travaillé à des solutions novatrices et différentes, et surtout une génération de démocrates qui respectent les peuples et la souveraineté populaire.

Pour refonder l'Europe, il est impératif de remettre à plat le mémorandum qui asphyxie le peuple grec depuis 3 ans. La Grèce doit retrouver son indépendance économique, et notamment budgétaire, pour avoir les marges de manœuvre indispensables à une sortie de crise. Mes rencontres et entretiens en Grèce m'ont confirmé dans l'idée qu'un changement de gouvernance au niveau européen est devenu urgent. Le système d'une Europe intégrée et fédéraliste a prouvé son échec depuis 20 ans. Or, malgré cette expérience désastreuse, les technocrates européens veulent aller encore plus loin dans le fédéralisme. Avec le nouveau traité européen TSCG, les États sont sur le point d'abandonner leur indépendance budgétaire au profit des technocrates de Bruxelles. Cette trahison est inacceptable. C'est pourquoi il est vital que tous les peuples européens soient consultés par référendum sur ce traité.

La Grèce, berceau de la démocratie, et la France, fer de lance de la liberté depuis la Révolution, n'accepteront pas de voir leur souveraineté bafouée par un régime oligarchique. Nous devons résister pour construire une Europe des nations, enfin respectueuse des peuples. C'est la condition pour reprendre le pouvoir sur les banques et les marchés, et retrouver enfin le chemin de la croissance et de la prospérité.

Nicolas Dupont-Aignan
Député de l'Essonne
Président de Debout la République

Le renvoi de M. Juncker est amplement "gérable"

Dans un entretien publié aujourd'hui, Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe, a jugé "gérable" une sortie de la Grèce de la zone euro. Ce simple adjectif est un aveu d'échec cuisant pour celui qui répète haut et fort depuis 3 ans qu'une sortie de la Grèce est inenvisageable. "Gérable", voilà une formidable litote pour celui-là même qui comparait il y a encore un mois un tel scénario à un cataclysme économique.

Grèce: 2 ans de perdus

Au moment où François Hollande a réaffirmé devant Barack Obama que la Grèce devait rester dans l'euro, nous venons d'apprendre que Angela Merkel, telle un mauvais génie, aurait soufflé ce soir au président grec l'idée d'organiser un référendum sur la sortie de l'euro.

Reculer l'échéance de la sortie de l'euro pour la Grèce ne servira à rien

Sans surprise,le président grec vient d'annoncer l'échec des négociations pour constituer un gouvernement, et de ce fait a convoqué la tenue de nouvelles élections législatives.

Réaction de Nicolas Dupont-Aignan à la déclaration de Nicolas Sarkozy sur le référendum en Grèce

Les réactions outrées de la quasi-totalité de la classe politique française suite à la décision de M. Papandr&

Les Grecs à l’agonie : la crise vue de Grèce.

Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l’élection présidentielle de 2012, a rendu visite à Athènes, en juin dernier, aux indignés grecs manifestant contre les mesures d’austérités imposées à ce peuple. Il a été le seul candidat à l’élection présidentielle à faire ce déplacement !

Aujourd’hui, c’est à mon tour de rendre visite au peuple grec. C’est en tant que franco-grec, mais surtout en tant que Conseiller national de DLJ que je tiens à écrire cet article.

En effet, il faut savoir que sur les côtes de la mer Egée, la marée touristique laisse place à la désolation : une TVA à 23 %, un litre d’essence à 1,98€/litre, des travaux publics laissés à l’abandon, une augmentation du nombre de suicides, des vols qui se multiplient, des privatisations massives etc.

Il n’y a plus d’êtres humains parmi les êtres économiques.

Les journées sont rythmées non pas par le bruit des vagues, mais par les gros titres des médias, les débats télévisés quotidiens qui analysent un énième plan d’austérité ! Le dernier en date se révèle même être fastidieux à résumer tant il est long (diminution de 20 % des retraites dépassant les 1200 € ; diminution de 40 % de la retraite des personnes en dessous de 55 ans ; instauration d’une taxe exceptionnelle sur l’immobilier de 0,50 € à 10 € du m² ; le recul du seuil minimum de non imposition à 5000 € de revenu annuel ainsi que la suppression d’environ 180.000 postes dans la fonction publique). En Grèce, désormais, une personne active doit débourser en moyenne 5000 € par an pour répondre à toutes les mesures d’austérité. Cela revient à asphyxier un foyer. Quand on est un couple de fonctionnaires, ayant plusieurs enfants à charge, on ne dort plus : on se demande si on va perdre son emploi, si les mensualités pourront être payées, et si dans quelques mois on aura encore un toit sur la tête. Il y a de grandes chances que ces angoisses se réalisent : la suppression de près de 180.000 postes dans la fonction publique avant 2012 aura pour conséquence directe et immédiate de nombreuses saisies immobilières pour cause d’impayés et une explosion du taux de chômage.

Et ce à quel titre ? Au motif de sauver un système que l’on nous impose ! Les Grecs sont-ils responsables ? Certains avancent l’argument de la fraude fiscale : en effet, la fraude est très développée en Grèce notamment dans le secteur de la restauration, mais cela ne représente qu’une infime partie de la dette colossale de la Grèce. Alors il est évident qu’il faille réduire la fraude ! Mais mettre à genoux 11 millions d’individus pour un dogme, pour cette doctrine économique qu’est l’euro est digne des plus grandes dictatures que le monde ait connu. Il n’y a plus d’êtres humains parmi les êtres économiques.

Qu’on ne nous parle plus de « solidarité européenne », surtout quand François Baroin dit « On ne donne pas de l’argent aux Grecs et quelle que soit la sympathie que l’on a pour les Grecs, ce n’est pas pour le plaisir d’être solidaire à l’égard des Grecs. C’est pour sauver l’euro ». Voilà qui a le mérite d’être clair ! Dans cette Union européenne, on réduit en esclavage un peuple tout entier pour sauver une monnaie et un système.

Le premier ministre grec, M. Papandréou, également président de l’Internationale Socialiste, en est réduit à être le pantin de l’oligarchie bruxelloise. Chaque vidéoconférence, chaque sommet donne lieu à de nouvelles mesures d’austérités.

Le parti socialiste français reste à ce sujet silencieux … Et « Qui ne dit mot consent » Les candidats à la primaire socialiste sont membres de l’internationale socialiste présidé par … le premier ministre grec !

Sortir de l’Euro ne doit pas être perçu comme un retour en arrière

Ne soyons pas dupes, cela ne touche pas que la Grèce. En effet, la France a annoncé un plan d’austérité de 12 milliards d’euros. Les caisses de l’Etat français ont donc été débitées d’une somme astronomique dans le but de sauver un système qui est voué à l’échec. Il est demandé aux Français de réaliser une économie de 12 milliards d’euros car la dette française se creuse. Les français, comme les italiens, les portugais, les espagnols, payent eux aussi pour sauver, sans nous consulter, nous les Peuples, la monnaie unique. Actuellement en Grèce, j’interroge mon entourage sur la crise : on me parle toujours de la nécessité de sortir de l’Euro. En France, Nicolas Dupont-Aignan prône cette solution depuis longtemps – contrairement à d’autres qui, en bons opportunistes, comprennent seulement l’imposture européenne actuelle. Aujourd’hui il n’est plus le seul : nombre d’économistes confirment sa thèse. Nicolas Dupont-Aignan est le seul candidat à l’élection présidentielle à aller jusqu’au bout du raisonnement. Il sait que désormais il ne peut exister que de mauvaises ou des très mauvaises solutions pour nous sortir de cette situation.

Rien ne sera fondamentalement bon pour les Etats mais il est possible de sauver les meubles. La très mauvaise solution est de sauver l’euro coûte que coûte, et la moins catastrophique est de sortir du virus euro, de rétablir une monnaie nationale, d’en reprendre le contrôle, de pouvoir, si nécessaire la dévaluer pour favoriser la croissance de manière à engendrer des recettes, de rendre aux Etats leur souveraineté aujourd’hui déléguée aux eurocrates, de rétablir un contrôle aux frontières, tout simplement : de reprendre le pouvoir !

Sortir de l’Euro ne doit pas être perçu comme un retour en arrière, cette procédure est la moins dangereuse sur le long terme et elle permettra aux peuples non pas de se relever instantanément, mais de leur permettre de se relever plus vite que prévu. L’autre solution consisterait à tuer purement et simplement le peuple, on est bien loin du mythe de la solidarité européenne qui se retrouve enterré, à côté de la dignité des peuples et de la souveraineté des Etats, par le Diktat européen et sa folie économique et sociale qui bafoue les principes de base d’une Europe des réconciliations et des coopérations chère au Général de Gaulle.

Le combat de Nicolas Dupont-Aignan est celui de la liberté politique et monétaire. Il est le seul à oser s’opposer au système politique actuel, il est le seul à apporter un autre choix politique aux français. Il est le seul à se déplacer en Grèce, mais aussi en Espagne pour soutenir les peuples opprimés.

Nicolas Dupont-Aignan devient progressivement un personnage incontournable de la vie politique française. L’élection présidentielle de 2012 est cruciale pour la France. Français, c’est à vous de reprendre le pouvoir ! J’appelle tous les franco-grecs à rejoindre Nicolas Dupont-Aignan car il est le seul à soutenir nos deux pays !

Καλώ όλους τους ελληνο-γάλλους να ενώσουν τις δυνάμεις τους με τον Νικολά Δουπόν-Ενιάν επειδή είναι ο μόνος που υποστηρίζει της δύο χώρες μας.

Yannis RETSINAS

Conseiller National DLJ

Porto Cheli - Argolide – Péloponnèse, 23 septembre 2011.

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