NDA et des économistes de tous bords pour un plan B

L'Europe est en train de s'enfermer semaine après semaine dans une voie sans issue. Pire, les dirigeants européens veulent engager un tournant fédéraliste, inefficace économiquement et dangereux démocratiquement puisque ce serait une grave mise sous tutelle des peuples et la mainmise de Berlin sur le budget de ses voisins. Par conséquent il devient urgent de proposer un plan alternatif face aux recettes éculés et inefficaces de l'Union européenne. L'heure des décisions a sonné. Les dirigeants européens sont au pied du mur : soit ils continuent dans la voie de la récession et de l'austérité entamée il y a 2 ans, soit ils changent enfin leur logiciel de pensée.

Voilà le vrai changement : une voie alternative existe. De nombreux experts et économistes la préparent depuis de longs mois et l'appellent aujourd'hui de leur vœu. 

A l'occasion du sommet européen, Nicolas Dupont-Aignan a présenté, ce jeudi 28 juin 2012, un plan de secours alternatif pour l'Europe. Il a rasssemblé des économistes de renom et de sensibilité différente. Et ensemble ils ont présenté leur plan pour sortir de la crise. Vous pouvez retrouver l'intégralité de ce plan alternatif dans le document PDF ci-joint "Démontons l'euro pour reconstruire les bases de la croissance et de l'emploi".

Ensemble ils ont voulu dire qu'il existe une voie alternative aux recettes éculées et inefficaces de l’Union européenne. Pour cela, il faut avoir le courage politique de mettre fin à l’euro comme monnaie unique. C’est la clé de voûte d’un plan de secours alternatif. En effet, le démontage de l’euro est le seul moyen de parer la crise de compétitivité des pays du Sud et de leur offrir le ballon d’oxygène pour se sortir de la crise de la dette.

Le retour à des monnaies adaptées à nos économies, les gouvernements retrouveront la marge de manoeuvre monétaire et budgétaire. Ainsi nous pourrons espérer un retour à la croissance, une dynamique pour l’emploi et donc in fine un désendettement progressif.

 

Voici les personnalités ayant participé à la rédaction de ce plan alternatif :

- Jacques Sapir, économiste et directeur d'études à l'EHESS

- Jacques Nikonoff, ancien président d'ATTAC et porte-parole du M'PEP (Mouvement politique d'éducation prioritaire)

- Philippe Murer, professeur de Finance à la Sorbonne et membre du Forum Démocratique

- Gérard Lafay, économiste

- Jean-Luc Gréau, économiste

- Laurent Pinsolle, économiste et porte-parole de DLR

- Jean-Pierre Gérard, ancien membre du Conseil de la politique monétaire et président du "Club des numéros 1 à l'export"

 

 

PARIS, 28 juin 2012 (AFP) - Entouré d'une brochette d'économistes, dont certains de gauche comme l'ancien président d'Attac Jacques Nikonoff, le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, partisan d'une sortie de l'euro, a tiré la sonnette d'alarme jeudi pour "éviter de se payer l'iceberg avec Mme Merkel".

L'ex-candidat à l'Elysée (Debout La République, 1,79%), entouré d'économistes de "sensibilité différente", a répété que le nouveau sommet européen de Bruxelles de jeudi et vendredi allait mener à "une impasse".

"Si on continue de foncer vers l'iceberg, c'est le navire Europe qui va couler", avec "aux commandes Mme Merkel", a-t-il poursuivi lors d'une conférence de presse à l'Assemblée.

M. Dupont-Aignan juge que "l'étape fédérale" proposée ces derniers temps est "totalement inefficace économiquement et dangereuse démocratiquement" et propose un "plan de secours alternatif" comprenant le démantèlement de l'euro.

L'économiste Jacques Sapir, directeur d'études à l'EHESS et proche de M. Dupont-Aignan, a mis en garde contre "l'habillage médiatique" du chiffre de 130 milliards d'euros pour le pacte de croissance et l'emploi.

"90 milliards étaient déjà prévus", a-t-il assuré. Il faudrait "400 milliards par an" pour sortir les pays du sud de l'Europe de la tourmente.

Il a fustigé le concept de fédéralisme, "une folie furieuse" qui n'est "qu'un droit de veto donné à l'Allemagne sur les dépenses des autres pays".

De son côté, l'ancien président d'Attac, Jacques Nikonoff, a affirmé que l'heure était "très grave", préconisant de sortir de l'euro et se référant au programme du Conseil national de la résistance (CNR).

"Nous sommes en guerre, celle des classes dirigeantes contre les peuples dirigeants d'Europe", a déclaré M. Nikonoff, qui se qualifie de "dirigeant de mouvement politique de gauche", en l'occurence le Mouvement d'éducation populaire (M'PEP).

Autre économiste invité, Jean-Pierre Gérard, ancien membre du conseil de la politique monétaire, a plaidé pour que la France retrouve "une activité industrielle".

Quant à Jean-Pierre Murer, professeur à la Sorbonne, il a plaidé en faveur du protectionnisme. "Que devait apporter l'euro ? J'ai relu des textes : +prospérité, croissance, emploi+ ...", a-t-il lancé, qualifiant l'euro de "catastrophe".

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