
Le 17 juillet 2009
Retour de l’insécurité : il faut geler immédiatement la suppression de 5000 postes dans la police nationale
Les dernières statistiques le prouvent sans contestation possible : lorsque l’Etat baisse la garde face à la délinquance, la recrudescence de la violence est fatale.
Face à l’augmentation sensible des violences à la personne dont les chiffres inquiétants viennent d’être publiés, l’application sans souplesse ni discernement à la police nationale de la Réforme Générale des Politiques Publiques relève de l’aveuglement idéologique : c’est une pure folie de supprimer 5000 postes de policiers dans ce contexte.
Maire d’une commune moyenne de la grande couronne parisienne, j’ai moi-même constaté ces derniers mois la traduction concrète de cette montée de l’insécurité, réclamant hélas en vain ne serait-ce que la remise à niveau des effectifs de sécurité publique dans le secteur. Et rien ne permet de penser qu’il en va autrement dans des milliers d’autres communes de France.
Il est plus que temps que l’Etat, conformément aux promesses du président de la République et en réponse à l’appel au secours justifié exprimé par plusieurs syndicats de policiers, assume ses responsabilités en mettant en accord ses actes avec ses discours.
Pour l’heure, il est évident et impératif que la suppression des 5000 postes dans la police nationale soit immédiatement gelée.
Nicolas DUPONT-AIGNAN Député de l’Essonne Président du rassemblement gaulliste Debout la République