Debout La République

Pour le 4ème anniversaire du "non" à la Constitution européenne, DLR délocalise la Commission de Bruxelles en Inde !

vendredi 29 mai 2009 à 12h49

Dupont-Aignan organise une délocalisation symbolique de la Commission en Inde

29/05/2009 09h55 GMT - UE-ÉLECTIONS-PARTIS - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 29 mai 2009 (AFP) - Des militants du mouvement souverainiste Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan ont organisé vendredi symboliquement une "délocalisation" de la Commission européenne en Inde, pour marquer le quatrième anniversaire de la victoire du "non" à la Constitution.

Un camion de déménagement s’est garé devant la représentation de l’UE à Paris et des chaînes ont été placées sur les portes, comme si la Commission avait subitement déménagé. Les fonctionnaires européens devaient passer sous ces chaînes pour pénétrer dans l’immeuble situé boulevard Saint-Germain, à cent mètres du Palais Bourbon.

De jeunes militants ont déployé une grande banderole avec le slogan "Délocaliser les délocalisateurs".

Ils ont lu une "note de service" factice dans laquelle ils font annoncer par le président de la Commission José-Manuel Barroso que "la décision a été prise de délocaliser en Inde l’ensemble des services de la commission européenne".

"Dans le cadre de ce reclassement, vous bénéficierez d’une rémunération nette mensuelle de 4.588 roupies (69 euros)", affirme la note qui demande aux fonctionnaires de "comprendre le bien fondé de cette démarche qui participe à la +mondialisation heureuse+".

M. Dupont-Aignan, accompagné de la tête de liste de son mouvement en Ile-de-France, Pierre Enjalbert, a justifié ce simulacre par la volonté de "faire comprendre aux bureaucrates de Bruxelles ce que vivent des centaines de milliers de salariés quand ils reçoivent une lettre de délocalisation".

Le "non" d’il y a quatre ans a été "bafoué", "quatre partis désavoués il y a quatre ans avec un score de 45% (pour la Constitution) occupent 99% des temps médiatiques", a-t-il dit en fustigeant l’UMP, le PS, les Verts et le MoDem. "Si vous vous abstenez, vous ferez le jeu de ces gens", a-t-il ajouté.

jlv/swi/bg

Retrouvez le récit et des photos de cet événement sur le site de campagne de Debout la République




Un 29 mai avec Nicolas Dupont-Aignan sur les routes du "non"

20 minutes, vendredi 29 mai 2009

EUROPEENNES - Le député qui se réclame du gaullisme est en campagne pour son parti, Debout la République...

9h. La délocalisation de la commission. C’est l’opération coup de poing du jour, en souvenir du "non" du 29 mai, il y a quatre ans. Les jeunes de Debout la République, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, bloquent éphémèrement le siège français de la commission européennes à Paris. Ils y déploient une grande banderole sur la façade pour "délocaliser les délocalisateurs". Nicolas Dupont-Aignan remet aux fonctionnaires européens qui entrent et qui sortent une fausse lettre de José Manuel Barroso, président de la commission, annonçant la délocalisation de l’institution... en Inde.

La raison ? "La politique que nous conduisons depuis des années entraîne la délocalisation de centaines de milliers d’emplois", dit la lettre du faux Barroso, qui appelle à "montrer l’exemple". Pour parfaire la mise en scène, les militants ont affrété un camion de déménagement. Nicolas Dupont-Aignan propose effectivement de supprimer la commission, pour la remplacer par "des agences à la carte", où un groupe de pays s’associerait sur un sujet précis, à la manière de la collaboration franco-allemande sur Airbus.

11h. Le débat télé. Le député-maire d’Yerres (Essonne) se rend en studio pour participer à l’émission "Ripostes", qui sera diffusée sur France 5 dimanche. Dans les loges, il tombe d’accord avec l’ancienne juge Eva Joly, candidate d’Europe-écologie, sur la politique pénale de Sarkozy : "ils sont fous". Sur la Turquie, Nicolas Dupont-Aignan dénonce un "double langage" de la majorité", accusant Sarkozy d’avoir "ouvert des chapitres de négociations avec la Turquie".

Le débat, qui s’est plutôt bien déroulé, se termine par le traditionnel cocktail, où chacun refait le match, avec ses partisans ou ses adversaires. Patrick Devedjian (UMP) en profite pour amorcer une audacieuse critique d’Eva Joly, ancienne juge d’instruction de l’affaire Elf : "Elle est trop répressive, demandez aux avocats qui ont eu à traiter avec elle. Ses affaires ont accouché d’une souris, et comme elle plaçait les gens en détention provisoire, elle a mis des innocents en prison". Direction ensuite le plateau de La chaîne parlementaire", où Nicolas Dupont-Aignan est invité pour le 13h. Il était déjà sur LCI tôt le matin.

15h. Bon accueil à Saint-Denis. A l’occasion du 29 mai, Nicolas Dupont-Aignan sillonne les villes ayant voté non à plus de 60% en Île-de-France. Première étape, Saint-Denis (93), où 68,57% des électeurs ont rejeté la constitution européenne. Le député remonte est bien accueillie rue de la République, une artère piétonne et commerçante de la ville. Comme avec ces trentenaires attablés à la terrasse d’un café, réceptifs à son discours sur "une autre Europe". Son départ de l’UMP lui permet aussi de séduire les anti-Sarkozy dans ce bastion communiste.

La tête de liste de son parti, Jean-Pierre Enjalbert, médecin dans une ville voisine, assure l’aspect local de la campagne. Rassuré d’avoir été souvent reconnu et félicité dans la rue, il est revigoré : "des visites comme celles-là, ça me redonne de l’optimisme". Dans la voiture en route vers la prochaine étape, il détaille son plan pour sauver la politique agricole commune (Pac). "Il n’y a plus de droit de veto d’un pays sur la Pac, et la France est minoritaire. Donc il faut dire : si vous cassez la Pac, on arrête tout". Et si cela ne marche pas ? "On crée une agence agricole avec les pays qui veulent, pour décider. On négociera sur les conditions d’import de ceux qui ne voudraient pas en faire partie", explique-t-il. Tout en disant ne pas vouloir en arriver à ce qui reviendrait à renoncer à la circulation des biens.

C’est une illustration de "l’Europe à la carte", prônée par Nicolas Dupont-Aignan. Il en profite pour raconter que Declan Ganley, le fondateur de Libertas, dont Philippe de Villiers porte les couleurs lui a dit en 2008 "qu’il fallait supprimer la Pac, même si aujourd’hui il est revenu sur cette position".

17h00. En plein désert. A Villeparisis (77), les choses se déroulent moins bien. La responsable départementale a fixé rendez-vous dans un endroit relativement désert. Le député reprend les choses en main et dirige la quinzaine de militants venus de tout le département vers la gare de RER, une valeur sûre dans cette banlieue résidentielle. Les militants distribuent des tracts. "Toujours dire bonjour", leur conseille Nicolas Dupont-Aignan, qui les incite à s’éparpiller tout autour pour toucher le maximum de gens. "L’organisation dans une campagne, c’est fondamental. A Yerres, en 2008, avec les militants, on a distribué les 45.000 tracts en 2h", dit-il, pas peu fier du résultat final : 79,7% au premier tour, dans cette ville qu’il a ravie à la gauche en 1995.

19h. Retour en Essonne. Dernière étape du parcours, Vigneux (91), dans sa circonscription. Pendant le trajet on évoque la question de la banque centrale européenne. "Il faut changer les statuts, baisser les taux d’intérêts et intégrer la croissance dans les objectifs" préconise Nicolas Dupont-Aignan. Et sinon ? "Il faudra garder l’euro uniquement comme monnaie commune pour les échanges internationaux. Et les pays retrouveront leur monnaie intérieure. S’ils ne veulent pas sauver l’euro, l’Espagne va en sortir et l’Italie aussi. On ne peut éternellement vivre avec un euro surévalué". Arrivé à Vigneux, il entame un tractage à la sortie de la gare avec les militants. Avant de reprendre sa vie d’élu local : passage à la mairie, puis réunion sur le RER...

Emile Josselin




APPEL AUX ELECTEURS DU NON POUR UN VOTE UTILE LE 7 JUIN

Françaises, Français, le 7 juin, avec Debout la République, donnez un sens à votre « NON » du 29 mai 2005

Il y a quatre ans jour pour jour, le 29 mai 2005, 16 millions de Français (55% des électeurs) rejetaient massivement par référendum le projet de Constitution européenne. Cela n’a pas plu aux élites politiques qui ont décidé de faire comme si de rien n’était.

Le 4 février 2008, l’UMP, le PS, le MoDem et les Verts approuvaient au Parlement le traité de Lisbonne, pourtant copie conforme de ce projet rejeté par le peuple.

Debout la République n’a pas oublié ce coup de force, véritable trahison démocratique.

A quelques jours du scrutin européen, le rassemblement gaulliste fondé par Nicolas Dupont-Aignan lance un appel aux électeurs du « NON » :

L’élection européenne est l’occasion unique de « reprendre le pouvoir » et de désavouer les partisans du « OUI », qui ont volé votre victoire en 2005 et font tout en 2009 pour empêcher le débat.

Bras-dessus bras-dessous au Parlement de Strasbourg, ils ont voté ensemble 97% des textes. Ils poussent aujourd’hui l’hypocrisie jusqu’à faire mine de se combattre et à se lamenter sur la probable abstention massive, alors qu’ils la nourrissent.

Ne vous laissez pas rouler une seconde fois dans leur farine !

Dimanche 7 juin :

► L’abstention fera le jeu du « OUI ».

► Donnez un sens à votre « NON » de 2005.

► Votez pour une France libre et une Europe utile.

► Votez pour les listes gaullistes Debout la République.